À la France des casseurs, opposons la France des bâtisseurs
Le 16 octobre 2026, j'enregistrais une émission sur les cathédrales sur "CNews". J'y défendais, comme je l'ai déjà fait dans "La Revue des Deux Mondes"*, un grand plan de restauration des cathédrales. Un plan qui permette à nos artisans de s'illustrer aux yeux du monde entier, comme ils l'ont fait sur le chantier de Notre-Dame de Paris, et aux Français de s'unir autour d'un projet qui les transcende.
Dans une société de plus en plus fragmentée par les effets de l'immigration, de l'ubérisation du travail et de la tiktokisation des esprits, nous avons plus que jamais besoin de nous redonner des horizons communs. Les émeutes du 17 octobre l'ont hélas montré. Les casseurs prospèrent sur notre nihilisme. Il faut leur opposer une France des bâtisseurs. Car par-delà les mesures immédiates de rétablissement de l'ordre, on ne construit rien avec des discours de guerre civile.
Quand on sait qu'un seul jour d'émeutes a coûté 1 milliard d'euros et augmenté les taux d'emprunt de l'État, qui alourdissent la charge de la dette publique, que représenteraient quelques milliards d'euros de dépenses qui auraient des retombées positives sur tous les plans : économique, politique et spirituel ? D'autant que les pistes de financement existent : outre les dons des particuliers, Didier Ryckner, fondateur de "La tribune de l'art", mentionne l'augmentation de la taxe de séjour des touristes et de la taxe sur les gains du loto, la création d'un National Trust à la française, à quoi il faut ajouter un développement du mécénat des entreprises.


